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Accompagner les enfants en situation de handicap par le sport et le jeu

Avec un enfant, l’activité physique ne commence pas forcément par un exercice. Elle commence souvent par une relation, un jeu, un sourire et l’envie d’essayer.

Dans mes accompagnements auprès d’enfants en situation de handicap, je cherche avant tout à créer un environnement dans lequel l’enfant peut se sentir en confiance, prendre du plaisir, bouger en sécurité et développer progressivement ses capacités motrices.

Le mouvement ne doit pas devenir une contrainte de plus

Chaque enfant est différent. Le handicap, l’âge, les capacités motrices, la compréhension des consignes, les émotions ou simplement l’envie du jour vont influencer la séance.

J’interviens à domicile, en extérieur ou au sein d’associations, principalement en individuel ou en très petit groupe de deux à trois enfants.

L’objectif n’est donc pas de faire entrer tous les enfants dans le même programme. Il s’agit plutôt de trouver la bonne porte d’entrée vers le mouvement.

Un enfant qui se sent en sécurité et qui prend du plaisir sera généralement beaucoup plus disponible pour essayer, répéter, apprendre et progresser.

Quatre éléments au cœur de mes accompagnements

La confiance

Avant de chercher une performance motrice, il faut souvent construire une relation. L’enfant doit comprendre qu’il peut essayer, réussir, échouer et recommencer sans jugement.

Le plaisir

Une activité peut avoir un objectif de coordination, d’équilibre ou de renforcement tout en restant un jeu. Le plaisir permet souvent de répéter davantage sans que l’enfant vive la séance comme une succession d’exercices.

La sécurité

Elle est évidemment physique, mais pas seulement. Le cadre doit également être rassurant, compréhensible et respectueux du rythme et des limites de l’enfant.

Les apprentissages

Courir, lancer, attraper, sauter, se déplacer, s’équilibrer, coordonner ses mouvements ou manipuler un objet : ces apprentissages peuvent être travaillés progressivement à travers le jeu.

Le jeu devient le support de l’apprentissage. Derrière un ballon ou un parcours se cachent souvent plusieurs compétences motrices.

Apprendre sans forcément avoir l’impression de travailler

Une grande partie de mes séances repose sur des jeux simples : parcours moteurs, jeux de ballon, déplacements, défis ou petits jeux à règles.

Derrière un parcours, par exemple, l’enfant peut travailler simultanément :

  • l’équilibre ;
  • la coordination ;
  • le franchissement d’obstacles ;
  • l’orientation dans l’espace ;
  • la force des jambes ;
  • la compréhension d’une consigne ;
  • la confiance dans ses propres capacités.

Un jeu avec un ballon peut de son côté solliciter les capacités de lancer, d’attraper, d’anticiper une trajectoire, de se déplacer ou encore d’interagir avec une autre personne.

L’objectif moteur reste présent. C’est simplement la manière de le proposer qui change.

Alterner ce que l’enfant aime et ce dont il a besoin

Je construis généralement les séances avec un équilibre entre les activités que je souhaite proposer pour travailler certaines capacités et les jeux que l’enfant apprécie particulièrement.

Cette alternance permet de garder une structure dans la séance sans retirer à l’enfant son pouvoir de décision.

1

Je propose

Une activité en lien avec l’objectif du moment : équilibre, coordination, déplacement, lancer, autonomie…

2

J’observe

Je regarde comment l’enfant réagit, ce qui fonctionne et ce qui provoque au contraire du refus ou de l’inquiétude.

3

J’adapte

Si l’activité ne convient pas, je peux changer le jeu tout en conservant, autant que possible, l’objectif moteur recherché.

4

Je redonne du choix

Une activité appréciée de l’enfant peut ensuite permettre de retrouver du plaisir et de l’engagement.

Et si l’enfant ne veut pas faire l’activité ?

Insister n’est pas toujours la meilleure solution.

Si un enfant refuse un jeu ou n’ose pas essayer, je préfère généralement modifier la situation et proposer autre chose. Je peux choisir un autre jeu qui permet de travailler une capacité similaire, puis revenir éventuellement plus tard vers l’activité initiale.

Ce fonctionnement permet de préserver un élément essentiel : la relation de confiance.

Quand les petites réussites finissent par changer beaucoup de choses

J’ai notamment accompagné un enfant de 7 ans porteur de trisomie 21.

Au début de l’accompagnement, la marche était difficile et les possibilités de déplacement restaient limitées. J'utilisais progressivement le jeu avec ou sans déplacement, jeux avec ballon, parcours et autres situations de coordination amusantes.

Les progrès ne se sont évidemment pas faits en quelques séances. Mais après plusieurs mois, cet enfant avait suffisamment évolué pour pouvoir participer aux activités sportives avec sa classe.

Ce type d’évolution rappelle pourquoi il est important de regarder au-delà de la réussite immédiate. Une petite amélioration de l’équilibre, une meilleure confiance ou quelques mètres parcourus de plus peuvent progressivement ouvrir l’accès à de nouvelles expériences.

Un accompagnement qui ne se construit pas seul

Lorsque j’interviens auprès d’un enfant, les échanges avec son entourage sont importants.

Je peux travailler en lien avec :

  • les parents ;
  • les éducateurs ;
  • les professionnels de la structure ;
  • les autres professionnels qui accompagnent l’enfant.

Ces échanges permettent de mieux comprendre les besoins, les habitudes, les difficultés et les progrès de l’enfant. Ils permettent également d’inscrire l’activité physique dans un projet d’accompagnement plus large.

Des interventions adaptées aux besoins des structures

J’interviens dans le Morbihan auprès des associations et structures accueillant des enfants ou des jeunes en situation de handicap.

Les séances peuvent être organisées :

En individuel

Pour proposer un accompagnement très personnalisé autour des besoins et capacités de l’enfant.

En petit groupe

Généralement deux à trois enfants, afin de conserver la possibilité d’adapter réellement les situations.

En intervention ponctuelle

Pour découvrir une activité ou mettre en place une séance spécifique autour d’un objectif.

En cycle régulier

Pour travailler dans la durée, observer les évolutions et faire progresser les situations proposées.

Donner envie de bouger avant de demander de progresser

Avec les enfants en situation de handicap, je ne cherche pas uniquement à faire réussir un exercice.

Je cherche surtout à créer les conditions permettant à l’enfant d’oser essayer, de prendre du plaisir à bouger, de développer ses capacités et de gagner progressivement en autonomie.

Et très souvent, le jeu constitue le meilleur point de départ.

Vous représentez une structure ou une association ?

Je peux intervenir dans le Morbihan pour mettre en place des séances individuelles, des petits groupes, des interventions ponctuelles ou des cycles réguliers auprès d’enfants et de jeunes en situation de handicap.

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